• Un croque-mort raconte des anecdotes...

    Les obsèques venaient de se finir, et déjà la famille se dirigeait vers le salon de thé où chacun parlerait de la vie qui continue.

    Le fils de la défunte attendait le maître de cérémonie qui devait lui remettre les documents administratifs.

    Une dame âgée s’était approchée de l’endeuillé et lui faisait la bise. Le maître de cérémonie patientait respectueusement derrière elle, et ne manqua pas une miette de l’échange.

    — Quel bel enterrement ! Tu viens au café, après ? s’enquérait la mamie.

    — Oui, tante Berthe, je vois une chose avec le monsieur des pompes funèbres, et j’arrive, répondit le fils de la défunte.

    — Très bien ! Mais au fait, comment va ta maman ? Je ne l’ai pas vue, aujourd’hui.

    Un croque-mort raconte des anecdotes...

    — Maman est morte de chagrin, explique le fils de la défunte.

    — Ah ?, interroge le croque-mort.

    Juste "Ah  ?" suffit pour pousser, sans paraître indiscret, quelqu’un à se confier.

    — Oui, elle l’a dit et redit : "Je meurs de chagrin de la mort de ton père."

    — Effectivement, il y a des deuils dont on a du mal à se remettre.

    — Ou des tendances à exagérer, chez certains, marmonne le fils. Parce que son agonie a duré cinquante-sept ans et deux "remariages", quand même.

    Un croque-mort raconte des anecdotes...

    À la porte du cimetière, alors que le corbillard s’était garé dans une allée pour attendre la famille qui arrivait en ordre dispersé depuis l’église, le maître de cérémonie eut la surprise de voir sortir une ambulance, suivie par un confrère dans son véhicule de service. Ce dernier s’arrêta pour saluer l’équipe. Le maître de cérémonie entrant ne put refréner sa curiosité.

    — C’était quoi, cette ambulance ?

    — Le veuf de la dame que je viens d’enterrer.

    — Ah ? Il s’est évanoui ?

    — Non, rétorqua l’autre, d’humeur morose. Après l’inhumation, il a voulu jeter une rose dans la tombe, sur le cercueil. Mais il semblerait que personne ne lui ait signalé qu’il fallait la lâcher après l’avoir lancée…

    Un croque-mort raconte des anecdotes...

    Le fils du défunt glissa une enveloppe dans le cercueil de son père, juste avant la fermeture. Puis, se reculant, pour ne pas gêner les porteurs, il vint se placer juste à côté du maître de cérémonie.

    — Une vieille dette, soupira-t-il.

    — Ah ? dit le maître de cérémonie.

    C’est formidable, le pouvoir de ce mot. "Ah", suivi d’un point d’interrogation, peut se traduire par "Vous mourez d’envie de me raconter votre histoire, et je crève d’envie de l’entendre. Mais je vais juste signaler poliment que je vous écoute, sans donner de signe d’encouragement qui pourrait être perçu comme une curiosité malsaine…" Ah ? Formidable, vous dis-je.

    — Papa m’avait prêté de l’argent, je le lui ai remboursé. Vous souriez.

    —  Pardon, oui. Une blague que j’avais entendue. Ça m’y a fait penser. C’est déplacé, je vous prie de bien vouloir m’excuser.

    — Oh, non ! Je la connais. En fait, c’est là que j’ai eu l’idée. Vous comprenez, c’est surtout le symbole.

    — Donc, dans l’enveloppe que vous avez glissée dans son cercueil…

    — Je lui ai fait un chèque, oui. Même pas en bois !

    Un croque-mort raconte des anecdotes...

    Dans la salle de présentation des cercueils.

    — Vous souhaitiez un crucifix, sur le couvercle, Madame. Je vais vous montrer ce que nous avons, dit l’assistant en désignant la vitrine d’un geste. Puis il s’enquiert :

    — Vous le souhaitez avec ou sans Christ ?

    — Comment ça ? interroge la femme.

    —  Eh bien, vous en avez des simples, comme celui-ci, avec juste la croix, et d’autres, avec le Christ représenté dessus explique l’assistant.

    —  Oh, non, sans ! Pauvre Jésus, il a déjà bien assez souffert comme cela.

    Un croque-mort raconte des anecdotes...

    La défunte venait d’une maison de retraite catholique bien connue dans le secteur. Le thanatopracteur réalisait son soin tout en discutant avec le conseiller funéraire venu faire sa pause-café dans la salle de soins.

    — Tiens, dit soudain le thanatopracteur, au moins, elle aura recommandé son âme à Dieu avant de partir.

    —  Comment tu le sais ? demanda le conseiller.

    — Elle n’a même pas eu le temps d’avaler l’hostie, commenta sobrement le thanatopracteur, désignant sa bouche.

    Un croque-mort raconte des anecdotes...

     

     

    « Un homme surprend sa femme au lit avec son amant...Oh mon Dieu !!!!2 jeunes discutent »

  • Commentaires

    1
    Mardi 1er Novembre 2016 à 01:28

    Merci du partage...en voici une dans le même ordre d'idée et véridique !

    Une dame âgée et célibataire, voisine de mes parents étant décédée. J'avais décidé de me rendre à son ensevelissement. Après la cérémonie, je fus invitée ainsi que mes parents à partager une agape. Ma mère, pas toute jeune elle non plus,  posa une question ma fois un peu déplacée à  mais, enfin.

    - Bonjour Daniel, est-ce que je peux te demander pourquoi le cercueil de ta tante était fermé, j'aurai bien aimé la voir encore une fois ?

    - Oui je sais et vous n'êtes pas la seule. Mais tante Hélène a souhaité... s'envoyer en l'air une dernière fois !

    Je suis désolée mais moi...j'ai pouffé ! L'explication est venue ensuite. Notre voisine avait légué son corps à la médecine. De ce fait, le cercueil était vide. Car sitôt sa mort annoncée pour des raisons de conservation, un médecin injecte un liquide et le corps est transporté par hélicoptère... dans le Centre Universitaire le plus proche.

    Bon 1er novembre

     

     

    2
    Mardi 1er Novembre 2016 à 03:34

    Bonjour Marion2

    excellente .. !!! he

    bon Mardi ....

      • Vendredi 4 Novembre 2016 à 13:25

        Merci

        Une autre histoire racontée par une amie. Deux dames boivent un café à une terrasse. L'une d'elle dit :

        - Tu sais qu'elle avait tellement grossi, qu'elle ne pouvait se lever. Elle ne sortait plus de sa chambre qui se situait à l'étage.

        Son amie choquée lui a répondu

        - C'est horrible !

        La première renchéri.

        - C'est pour ça qu'à son décès, qu'ils ont été obligée de l'extraire avec une grue !

        L'autre

        - Non ça je ne te crois pas.

        - Mais je t'assure, ils ont agrandi l'ouverture de la fenêtre de sa chambre avec une grue pour passer le cercueil.

        - Ah mon dieu c'est vraiment horrible.

        - Tu imagines l'enterrement. ELLE A DÛ AVOIR HONTE LA PAUVRE !

                                                                           ***

        Bon Week-end.

    3
    Vendredi 4 Novembre 2016 à 16:46

    très bon !!! ah aha ah !!!

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :